Soins

Vers des objectifs glycémiques et des traitements sur mesure

Printemps 2012 - Lettre n°4
#Glycémie #Traitement #Recherche #Diabète #Maladie #Patient #Médicaments #Complications #Soins #Congrès

Le grand congrès annuel de la Société Française de Diabétologie s’est tenu à Nice du 20 au 23 mars. Réunissant près de 4500 participants, ce congrès est l’occasion de faire le point sur l’évolution des traitements et les avancées de la recherche.

Toujours en pleine progression, le diabète (de type 1 comme de type 2) touche actuellement près de 6% de la population française.
Le diabète de type 2 touche près de 90% de la population diabétique. L’adaptation des traitements et l’orientation des stratégies de soins représentent par conséquent un véritable enjeu, que ce soit pour le patient, pour les équipes médicales qui l’entourent mais aussi au niveau économique. Car le diabète coûte cher ! En France, le diabète est ainsi LA priorité de Santé publique avec un poids économique total estimé à 17 milliards d’euros.

Aussi, les dernières recommandations s’orientent-elles aujourd’hui vers une personnalisation de la surveillance et du parcours de soins en lieu et place de la définition d’un objectif d’équilibre glycémique commun à tous les patients et d’une ordonnance stéréotypée. La panoplie pharmacologique s’élargissant, le traitement devra donc lui aussi être individualisé et mieux adapté à la physiologie de la maladie et aux besoins spécifiques de chaque patient.

Les progrès considérables réalisés ces dernières décennies en matière de suivi médical et la mise sur le marché de nouveaux médicaments et moyens de contrôle ont fait régresser la gravité comme la fréquence des complications liées au diabète. On est pourtant encore loin du compte : la surveillance ophtalmologique, podologique ou rénale reste insuffisante, et tous les facteurs de risques cardiovasculaires (cholestérol, pression artérielle, tabagisme…) ne sont pas aussi bien contrôlés qu’ils le devraient.

L’objectif du contrôle glycémique devrait ainsi être dorénavant modulé selon l’âge et l’espérance de vie du patient, ses comorbidités (insuffisance cardiaque, par exemple), son risque d’hypoglycémie, l’état de sa fonction rénale et le contexte psychosocial qui lui est propre. Il faut aussi adapter la pharmacologie à la psychopathologie de la maladie : selon l’ancienneté du diabète, le degré de résistance à l’insuline et la présence d’une surcharge pondérale.

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