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Que faire face au dérèglement de notre propre système immunitaire ?

Hiver 2013 - Lettre n°6
#Diabète de type 1 #Cellules #Système immunitaire #Dérèglement #Maladie auto-immune #Globule rouge #Lymphocytes T

Des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne se sont penchés sur cette question et ont dégagé une piste novatrice sur la rééducation des globules blancs contre les maladies auto-immunes comme le diabète de type 1.

Cette équipe suisse est partie d’un constat relativement simple : les milliards de cellules qui meurent chaque jour dans notre organisme envoient un message au système immunitaire et dans le cas du diabète du type 1, aux lymphocytes T, une catégorie de globules blancs, responsables de l’immunité cellulaire.

Si la mort est « violente » et fait suite à un traumatisme (comme une inflammation), le message sera agressif. Dans le cas du diabète, cette action se caractérise par une destruction des cellules pancréatiques par les lymphocytes T.

Au contraire, si cette même cellule meurt de manière programmée, à la fin de son cycle naturel, le signal à l’intention du système immunitaire sera « apaisant ». Ce signal correspond à celui envoyé quotidiennement par les 200 milliards de globules rouges mourant naturellement. Les chercheurs ont alors rusé et ont joué sur ces deux types de signaux.

Dans le cas du diabète de type 1, ils ont attaché aux globules rouges la protéine du pancréas ciblée par les lymphocytes T. Ainsi en associant la protéine visée par le système immunitaire à un événement apaisant, comme la mort programmée des globules rouges, l’intensité de la réponse immunitaire diminuerait.

En mourant de manière planifiée, ces milliards de globules envoient deux signaux : la protéine pancréatique artificiellement attachée et le message apaisant. C’est précisément en associant ces deux éléments que les lymphocytes T sont rééduqués.

Les chercheurs ont expérimenté cette étude sur la souris et le succès est total ! Ils ont pu « réduire à zéro la réponse immunitaire responsable du diabète chez la souris » et prévoient les premiers essais sur l’être humain en 2014 au plus tôt.

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