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Peut-on anticiper l’apparition d’un diabète de type 2 ?

Hiver 2014 - Lettre n°9
#Diabète de type 2 #Pathologie #Maladie #Dépistage #Glycémie #Insuline

Avec plus de 366 millions de personnes touchées, le diabète représente aujourd’hui la 7e pathologie la plus mortelle au monde. Le diabète de type 2 en est la forme la plus courante (environ 90% des cas). Résultant d’une interaction de facteurs génétiques et de facteurs environnementaux liés au mode de vie, il est le plus souvent asymptomatique. La maladie peut ainsi n’être diagnostiquée que plusieurs années après son apparition, une fois les complications déjà présentes.

Une équipe de chercheurs du Massachussetts General Hospital de Boston viennent de faire une véritable découverte qui pourrait révolutionner le dépistage de ce diabète sournois. En effet, dans le cadre d’une étude de cohorte, ces chercheurs ont récupéré puis analysé la composition d’échantillons sanguins de 376 personnes suivies pendant 12 ans. La moitié d’entre elles sont devenues diabétiques.
Au terme de leur analyse, ils ont découvert qu’une petite molécule, l’acide alpha aminoadipique (2-AAA) était plus abondante chez les futurs diabétiques sans qu’elle n’ait de réel lien avec les autres facteurs connus pour favoriser l’apparition du diabète. Ainsi, en rassemblant leurs analyses, ces chercheurs nord-américains ont tiré la conclusion suivante : les individus présentant un taux important de la molécule 2-AAA ont un risque 4 fois plus élevé de développer un diabète de type 2. Son administration à des souris permettrait d’améliorer leur glycémie et d’augmenter leur production d’insuline, suggérant que cette molécule régulerait la fonction des cellules pancréatiques. La 2-AAA serait donc en passe de devenir un nouveau biomarqueur efficace pour un dépistage précoce du diabète.

Source : Journal Of Clinical Investigation – 2013 ; 123(10):4309-4317

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