Soins

L’importance du bien-être psychique

Marlyse Regal, psychologue au sein du réseau de santé REDOM

Été 2020 - Lettre n°34
#Psychologie #Bien-être #Santé

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Selon le Larousse, « être en bonne santé » est associé à un fonctionnement harmonieux de l’organisme. Mais de quoi avons-nous besoin pour bien fonctionner ? Une alimentation équilibrée et une activité physique adaptée forment un socle reconnu pour qui veut prendre soin de soi. Y aurait-il ensuite d’autres facteurs sur lesquels nous ayons un impact ?

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) définit la santé comme : « un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». Ainsi, l’OMS inclue ici la notion de bien-être mental et social, tout aussi précieux pour la santé globale de l’individu. On sait en effet que le stress psychologique et plus généralement la souffrance psychique abaissent les défenses immunitaires de l’organisme. Le sentiment d’être bloqué, incompris ou pas à la hauteur, des émotions qui nous submergent, une négligence envers sa santé, … ne sont pas des fatalités. Différentes solutions existent pour apaiser ces tensions, remonter son estime de soi et aller vers un mieux-être. Des professionnels peuvent apporter un soutien ou un coup de pouce ponctuel lorsqu’il s’agit de faire face à une annonce difficile, pour traverser une phase douloureuse.

Les croyances limitantes

  • « Est-ce que ce que je vis est si grave ? ». Ce n’est pas tant la gravité de la situation qui est importante, mais la façon dont la personne ressent les choses. Si l’on perçoit que ses ressources pour surmonter une situation s’amenuisent, une démarche thérapeutique est à envisager. À savoir qu’il n’est pas nécessaire de traverser une crise pour s’inscrire dans cette démarche thérapeutique, la désirer est une condition suffisante.
  • « Il y a plus malheureux que moi ». C’est probable. Et en même temps c’est lorsqu’on est soi-même heureux que l’on peut donner du bonheur en retour. Une étude du British Medical Journal* montre que prendre soin de soi impacte positivement les proches. Le bonheur serait en effet contagieux, il n’y a donc pas de complexe à se faire du bien !
  • « Les psys, c’est pour les fous ! ». De nombreuses psychothérapies sont en lien avec des situations de burn out, d’addiction, de dépression, de difficultés relationnelles ou personnelles… qui peuvent concerner tout un chacun à un moment donné dans sa vie.

Quelles différences entre psychologue, psychiatre, psychothérapeute et psychanalyste ?

  • Le psychologue est un professionnel de la santé psychique, titulaire d’un master en psychologie. À partir de son écoute et de sa connaissance des mécanismes psychiques, il amène le patient à réfléchir sur lui, afin qu’il puisse élaborer de nouvelles solutions et se dégager de situations désagréables qui parfois se répètent. Par exemple, se sentir « souvent débordé » ou constater que « ça se finit toujours pareil » peuvent être issus d’un blocage inconscient que la psychothérapie vise à libérer. Par ailleurs, le psychologue peut apporter un soutien émotionnel, il offre un espace sécurisé pour décharger sa douleur.
  • Le psychiatre est un médecin qui s’est spécialisé en psychiatrie. Il peut proposer des psychothérapies et est habilité à prescrire des médicaments (anxiolytiques, antidépresseurs, psychotropes), c’est pourquoi on le retrouve le plus souvent (mais pas exclusivement) lorsque les difficultés du patient sont lourdes (schizophrénie, risque suicidaire élevé, etc.).
  • Le psychothérapeute et le psychanalyste peuvent être également psychologue ou psychiatre, mais ils peuvent aussi relever d’autres professions sans lien direct avec la psychologie. Le psychothérapeute s’est formé à certains outils de prise en charge des patients tels que l’art thérapie, l’hypnose, la thérapie EMDR (c’est-à-dire la désensibilisation et le retraitement par les mouvements oculaires), etc. Le psychanalyste se réfère à un courant de pensée, inspiré de Freud, de Lacan ou d’autres analystes. La thérapie s’appuie sur une écoute particulière des phénomènes inconscients qui influencent la vie des patients afin qu’ils puissent comprendre leur fonctionnement et gagner en liberté dans leurs choix.

Où trouver un professionnel ?

Il est possible de consulter un professionnel en libéral, les honoraires ne sont alors pas remboursés par l’Assurance Maladie (sauf pour les psychiatres). À savoir que certaines mutuelles prennent en charge une partie des frais. Il existe également des structures en milieu hospitalier comme les Centres Médico Psychologiques (CMP) qui proposent des prises en charge gratuites. Les réseaux de prise en charge pluridisciplinaires de certaines pathologies (comme le diabète dans le cadre du réseau de santé REDOM) peuvent également proposer un suivi gratuit avec un psychologue.

 


15 minutes pour booster sa santé

La cohérence cardiaque est une technique de respiration introduite en

France par le Docteur David Servan-Schreiber. Elle permet le rééquilibrage des branches sympathiques et parasympathiques du système nerveux autonome. Elle a un effet particulièrement rapide et efficace sur les composantes physiques du stress : baisse du cortisol (l’hormone du stress) et augmentation du taux de DHEA (hormone anti-stress), baisse rapide du rythme cardiaque, augmentation de la profondeur de la respiration et diminution de la fréquence respiratoire, réduction de la pression vasculaire et renforcement du système immunitaire. Le principe est simple : en position assise, le dos droit, inspirer 5 secondes puis expirer 5 secondes, cette respiration est à répéter pendant 5 minutes, 3 fois par jour.

De nombreuses applications sur smartphone permettent de caler sa respiration sur ce protocole simple, par exemple Ma cohérence Cardiaque sur Android ou RespiRelax+ sur Iphone.

 


Sources :

Préambule à la Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé, tel qu’adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19-22 juin 1946 ; signé le 22 juillet 1946 par les représentants de 61 États. 1946 (Actes officiels de l’Organisation mondiale de la Santé, n° 2, p. 100) et entré en vigueur le 7 avril 1948

https://presse.inserm.fr/quand-le-stress-affaiblit-les-defenses-immunitaires/38527/

https://www.has-sante.fr/

*Fowler, JH. Christakis, NA (2008) Répartition dynamique du bonheur dans un grand réseau social : analyse longitudinale sur 20 ans dans la Framingham Heart Study. British Medical Journal ; 337: a2338. https://www.bmj.com/

http://www.coherence-cardiaque.com/

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